Un mois en forêt amazonienne : une expérience pas comme les autres

Publié le Auteur Jean-Louis7 commentaires
Petit cours d'eau en amazonie

Je vais vous parler aujourd’hui d’une expérience que j’ai vécue dans la forêt amazonienne et vous expliquer en quoi cela a sacrément boosté mon propre cheminement.

Bien le bonjour!

Ma stratégie d’écriture est un peu perturbée cette semaine, car j’ai décidé de suivre une proposition d’Arnaud Guétcheu du site Terres de repos: il a demandé sur le site developpementpersonnel.org  à des blogueurs et écrivains en herbe d’écrire sur le thème : « Ce qui a le plus boosté mon propre cheminement » (je dois d’ailleurs mettre deux liens vers sont blog, hop, voilà qui est fait).

Comme j’ai vécu une expérience assez particulière dans la forêt d’amazonie, plus spécifiquement dans la forêt française de la Guyane, j’ai décidé de la partager avec vous et de participer à son carnaval d’articles.

J’écrirai donc la semaine prochaine sur le rendez-vous que j’ai pris avec l’avocat concernant le blocage du nom de marque de mon entreprise pour vous parler maintenant d’un des trois événements qui a radicalement changé ma vie.

Un cours d'eau de la forêt amazonienne - Amazonie
Un cours d’eau de la forêt amazonienne

© Ycas

3 événement qui ont radicalement transformé ma vie

Les trois événements sont :

  • J’ai passé un mois dans un monastère Gueloug Pa, comme par hasard pile au moment où le grand abbé du monastère de Sera (Inde) était là. Une connexion s’est passée entre nous et il a demandé à son disciple qui l’accompagnait dans son voyage et qui servait de traducteur Tibétain – Anglais de m’enseigner le Lam Rim.
  • Je suis parti en solitaire dans la forêt amazonienne : c’est de cela que je vais vous parler aujourd’hui.
  • J’ai reçu un audio de 14 h 00 sur la loi d’attraction. J’en ai déjà parlé dans mon blog et j’en reparlerai jeudi prochain en évoquant les erreurs commises par nombre de ses adeptes.

La forêt amazonienne

J’ai choisi de parler ici de la forêt amazonienne car tout le monde n’a pas pris un sac à dos et l’avion afin de partir se promener seul en forêt à l’autre bout du monde.

Je dois reconnaître que je suis parti blanc, tremblant et la peur au ventre mais j’y suis allé parce que j’avais alors ressenti en moi le besoin impérieux de partir.

Depuis mon plus jeune âge, j’avais envie de vivre en forêt, en pleine liberté, puis l’école est passée par là, elle a tenté de me formater comme elle a pu… et j’en suis sorti comme j’ai pu.

Ça ne m’a pas empêché de continuer à faire ce que je voulais, mais j’ai eu un métier, comme presque tout le monde ici et soudain, ce désir de liberté est ressorti. Je me sentais vide, comme mort : étais-je encore capable de m’adapter à une autre vie?

Arrivé à Cayenne, j’ai choisi la voie de la facilité en demandant à un taxi de m’emmener dans la direction de la forêt.

Ils ont tous refusé, n’allant que dans une seule direction: la ville de Cayenne.

N’ayant pas le choix, j’ai pris mon sac et je suis parti dans l’autre direction.

La nuit est tombée vite.

Trop vite.

Mes peurs dans la forêt amazonienne

J’ai dû rapidement trouver, au bord de la route, deux arbres pas trop éloignés pour tendre mon hamac.

Je l’ai tendu haut, à 1m du sol, par peur des araignées, serpents et autres rampants.

Je ne sais pas si vous êtes déjà parti seul en forêt à l’autre bout du monde, mais dans mon cas, c’était très impressionnant.

Les racines des arbres sont en surface et non pas en profondeur et au premier abord, on peut les prendre pour des serpents.

J’avais peur du moindre buisson en me demandant ce qu’il pouvait y avoir comme animal dangereux dedans?

J’ai passé une très mauvaise nuit: les arbres laissaient passer la lune pile au niveau de mes yeux.

La mousse a fait glisser mon cordage et je me suis retrouvé les fesses par terre.

Je me suis levé à toute vitesse, pour remonter le hamac et me reposer un peu avant de reprendre ma route le lendemain.

Le lendemain, j’ai atteint les chutes de Roura.

Je m’y suis installé pour plusieurs jours en partant du principe que si l’eau coulait avec tant de force, alors je ne risquais pas d’avaler des larves en buvant de cette eau.

Quand je m’y suis baigné, j’avais l’impression d’être dans la pub pour Thaïti douche, c’était rigolo 🙂

Mon premier morpho en Amazonie

C’était magnifique, j’y ai croisé mon premier morpho.

Le morpho est un splendide papillon bleu (quand il a les ailes ouvertes, sinon, il est marron… et on ne voit vraiment pas sa beauté lumineuse : beau déployé, normal d’apparence quand il est au repos… ou caché ? )

Papillon bleu Morpho Peleides forêt amazonienne
Papillon bleu Morpho Peleides forêt amazonienne

© Gio’71

Je suis resté là plusieurs jours avant de me rendre dans une auberge à proximité dans laquelle j’ai passé toute la journée : j’ai attendu un événement qui n’est arrivé que tard le soir : Michel et Josiane, propriétaires de l’auberge de Camp Caïman, sont arrivés en fin d’après-midi alors qu’ils avaient une réservation pour le soir même.

Je ne les connaissais pas mais je savais que c’était eux que j’étais venu voir.

Ils ne me connaissaient pas et n’auraient pas dû être là et pourtant, ils m’ont invité à les accompagner à Camp Caïman.

Mon guide dans la forêt d’amazonie

Michel m’a montré un petit chemin et m’a demandé de le suivre.

En aval, il y avait un lac artificiel. Je trouverais un endroit où accrocher mon hamac et j’aurai ainsi le plaisir de dormir avec les caïmans qui logeaient là.

Là encore, j’ai monté mon hamac le plus haut possible, imaginant les caïmans très joueurs: rien que pour jouer, je les voyais sauter vers mon postérieur pendant la nuit.

Eh bien non, le caïman n’est pas joueur, il est même peureux : alors que j’allais sauter dans le lac, un caïman sortait la tête de l’eau et nageait allègrement dans ma direction. Lorsque nos regards se sont croisés, il a plongé pour ne plus réapparaître… et moi, vous pensez bien, j’ai reculé d’un pas!

Tous les jours, j’allais voir Michel et Josiane et Michel me conseillait sur les chemins que je devais suivre dans la forêt.

Il y a trois événements de la forêt qui resteront longtemps gravés dans mon esprit :

  • je me suis fait frapper sur la lèvre par un boa constrictor que je tenais dans mes mains parce que j’ai voulu l’embrasser (ne me demandez pas pourquoi et ne riez pas, je l’ai trouvé mignon, j’ai voulu le voir de près… et il a pris mon souffle pour une agression).
  • J’ai attrapé un caïman de mes propres mains. Il nageait un peu sous moi, je n’ai eu qu’à y aller d’un coup sec. Il s’est débattu, mais je le tenais au cou et à la queue (un peu au niveau des pattes), il n’a pas pu se dégager. Je n’étais pas seul ce jour là, j’étais en balade dans les marais de kaw avec des touristes. Je me suis fait photographier. Qu’est-ce que j’étais fier!
  • J’ai croisé un jaguar lors d’une de mes balades. Ça a sans doute été le moment le plus impressionnant de ma vie! Je me suis placé au milieu du cours d’eau pour avoir un grand angle de défense, mis mon sifflet (que j’avais emmené pour impressionner les animaux, si besoin était) dans ma bouche, la machette dans une main et mon bâton dans l’autre et je n’ai plus bougé pendant un très long moment. Il n’était sans doute là que par curiosité et il est reparti. Ce moment, personne ne m’a cru quand je l’ai raconté mais si j’ai rêvé, mon rêve a laissé des traces de pattes sur le sol.

Je suis rentré chez moi avec un élan nouveau.

Non, je n’irai pas vivre seul en forêt.

Je suis un enfant de la ville, c’est là qu’est ma place.

Mon niveau de perception du monde s’est élevé d’un coup : en sports de combat (je l’évoque un peu dans ma présentation), je n’avais plus peur et mes adversaires pouvaient le sentir.

Je continue à progresser sur mon chemin et c’est suite à cet audio de 14 h 00 qui m’a fait découvrir la loi d’attraction que j’ai réalisé que je m’étais à nouveau fourvoyé : moi qui rêvais de liberté, je m’étais coincé dans un travail certes passionnant et bien payé, mais je n’étais plus libre de mes choix, d’où ma volonté aujourd’hui de reprendre ma vie en main.

Et vous, quels sont les événements ou quel est l’événement qui a radicalement changé votre perception du monde?

 

7 réponses a Un mois en forêt amazonienne : une expérience pas comme les autres

  1. Bonjour Jean-Louis,
    Décidément je retombe par hasard sur ton blog avec cet article passionnant !
    On peut dire que tu as vécu cette aventure à fond ! Il me manque de cela dans ma vie aujourd’hui, je le sens bien et j’ai bien prévu de remédier à ça très prochainement 🙂
    Merci pour ce témoignage en tout cas, ça me donne vraiment envie de suivre ton exemple.
    Au plaisir.
    Dorian

  2. Bonjour Jean-Louis,
    Je suis tombée sur ton blog grâce à ton commentaire sur bloguer-tv d’Aurélien Amacker.
    Et comme tu parlais dans ton lien d’article de Business3G, lancement que j’ai suivi avec passion et un regain d’intérêt pour le business proprement dit (j’en suis devenue affiliée), je suis venue voir qui tu étais. J’adore cet article, quel formidable défi tu as relevé dans la jungle ! Je veux bien te croire que ça a dû te changer au point que ton énergie était plus forte, plus affirmée, ce que tes adversaires en sports de combat ont dû ressentir…
    Beau week-end
    Marjorie

    • Bonjour Marjorie et merci beaucoup pour ton commentaire très revitalisant!

      le concept de business a une connotation très négative aujourd’hui dans la société et quand on dit qu’on a envie d’autre chose, de vivre autrement, d’être heureux, pas comme les autres, on me répond: « mais regarde, il y a plein de gens qui vont aux sports d’hiver, ils sont heureux, et ils partent en vacances à la plage, ils sont heureux! »
      Quand on pense qu’il ne faut rien changer pour être heureux et que gagner de l’argent c’est mal, en effet, on voit le business comme le summum du mal.
      Aujourd’hui, la société en est arrivé à un tel point qu’une nouvelle génération d’entrepreneurs est en train de naître et notre but, c’est de nous enrichir en enrichissant les autres, en rendant la société meilleure qu’avant.

      Bon Week end à toi également!

      Jean-Louis

    • Bjr Jean Louis Je suis vrement flater pour votre experience tu m’a encore donner le courage …….merci

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