Enfer et Paradis, Egoïsme contre Altruisme?
Dans la forêt, l'arbre doit pousser droit pour atteindre la lumière et survivre

Enfer et Paradis, Egoïsme contre Altruisme?

Bien le bonjour!

Hier, on m’a envoyé cette courte vidéo de Caritas Internationalis (cliquez pour la voir).

Enfer et Paradis, Egoïsme contre Altruisme

Peut-être connaissiez-vous déjà ce petit conte?

C’est l’histoire d’un saint homme qui, après sa mort, se retrouve face à Saint Pierre.

Saint Pierre, son jeu de clefs à la main, l’invite à entrer directement au Paradis.

Notre Saint homme, curieux, aurait pourtant souhaité comparer l’enfer et le paradis?

Enfer et paradis : Le penseur de la Porte de l'Enfer (musée Rodin)
Enfer et paradis : Le penseur de la Porte de l’Enfer (musée Rodin)

© Jean-Pierre Dalbéra

L’enfer et ses défauts

Alors Saint Pierre lui présenta l’enfer.

L’enfer était terrible: les Hommes avaient de longues cuillères pour attraper les mets du plat unique situé au centre d’un grand trou.

Une fois qu’ils avaient mis la nourriture dans leur cuillère, ils n’arrivaient pas à la mettre à la bouche.

Ils se battaient, se contorsionnaient, souffraient énormément.

Ils avaient faim et se plaignaient de leur triste sort.

Porte du Paradis Florence
Porte du Paradis Florence

© gωen

Le paradis… les mêmes défauts?

Puis Saint Pierre invita notre saint homme à entrer au Paradis.

Là, les Hommes chantaient et riaient.

Curieusement, les conditions étaient les mêmes qu’en enfer :

Ils avaient également de longues cuillères, le plat unique était également au centre d’un grand trou, mais au lieu d’essayer de se nourrir eux-mêmes, ils se nourrissaient les uns les autres : ils partageaient!

Nous vivons souvent dans les mêmes conditions que notre voisin.

Vivre l’enfer ou le paradis, c’est juste une question de choix : dans le cas de l’enfer, les Hommes, égoïstes, sont restés enfermés dans leur cadre et n’ont pas été capables de voir la solution qui les rendrait heureux : ils ont absolument voulu se servir avant de penser aux autres… alors qu’au paradis, plus altruistes, ils ont pensé à donner avant de recevoir.

Dans un cas, ils ont subi… dans l’autre, ils ont pris leur vie en main et on accepté de prendre le risque de faire confiance à leur voisin pour leur propre survie.

Madame de Genlis dirait :

« On ne jouit bien que de ce qu’on partage. »

Extrait de Les mères rivales

 

arbre forêt
arbre qui pousse droit dans la forêt pour atteindre la lumière (Kant)

© Gilles Douaire

 

L’analogie de la forêt

Pour compléter cette jolie image positive, je souhaitais retourner sur l’un des textes qui m’avait le plus impressionné quand j’étais jeune, je veux parler de l’analogie de la forêt de Kant.

Il y expliquait avec une image forte qu’un arbre qui poussait tout seul dans son coin serait rarement beau. Sans doute avait-il regardé un arbre aux branches tordues quand il avait pensé à cette image?

Toujours est-il que dans la forêt, soit un arbre arrive à pousser vers le ciel pour prendre sa part de soleil, soit il dépérissait.

Soit il luttait pour sa survie et devenait fort… soit il dépérissait.

Selon lui, il en est de même pour nous dans la société : un enfant qui naîtrait sans famille, sans société avec ses barrières ou ses luttes ne chercherait pas à atteindre l’excellence.

C’est parce que nous voulons être reconnus, parce que nous voulons survivre en tant qu’individus que nous nous sommes tellement développés.

Nous inventons pour les autres, mais d’abord, égoïstement, pour nous, pour avoir plus de reconnaissance, pour avoir plus d’argent, une belle situation, …

Quelles sont les conditions de mon bonheur?

Nous avons là deux positions fortes qui s’opposent et qui sont, à mon avis, toutes deux valides.

J’ai du mal à les exprimer toutes les deux, puisque d’un côté, je place le partage et de l’autre… la liberté.

Hors, je crois que l’on peut être libre de partager … ou pas…. et que cela ne doit surtout pas être imposé.

Quand on regarde les anciennes grandes civilisations, elles tombent quand elles arrivent à leur apogée : quand elles n’ont plus à lutter, qu’elles sont riches à en vomir : elles en deviennent faibles… et se font manger par leurs voisins qui luttent pour leur propre survie.

On comprend assez facilement, en regardant la pyramide de Maslow, que l’on se battra plus ardemment pour défendre ou gagner un besoin vital que pour défendre ou gagner un besoin superficiel.

A votre avis, où en sommes-nous dans notre société actuelle?

Cet article a 5 commentaires

  1. entre le sacrifice et l’égoïsme, il y a le juste milieu….

  2. Bonjour Jérôme :)

    Ils ne se sacrifient pas, ils partagent…
    Mais il y a en effet un juste milieu qui dépend, je crois, de notre perception du monde.

  3. Bonjour Jean-Louis,

    Un débat qui mériterait d’être lancé à grande échelle :)

    Amusante cette vidéo. J’ai publié une histoire inspirante il y a quelques mois qui est la retranscription exacte de cette vidéo.

    Non aider les autres n’est pas une obligation. Nous n’avons pas tous les mêmes compétences, attributs et donc les mêmes missions/centres d’intérêts.

    Toutefois, le comportement égoïste n’est pas ce qui contribue à une société prospère et heureuse. Quand on batit quelque chose sur l’égo, si les bases s’écroulent, tout s’écroule.

    Imaginons que nous soyons dans un jeu vidéo. Je suis un personnage qui monte des niveaux. Si je construis mon aventure sur les bases de mon égo, je retomberai au niveau 0 dès que je meurs. Si je construis sur des bases altruistes et qui me font grandir personnellement d’une point de vue plus spirituel, alors je redémarre du même niveau que celui auquel j’ai péri.

    C’est le problème des personne qui construisent leur confiance en eux sur un bien ou une personne. Par exemple, leur argent ou leur partenaire. Si l’argent fuit du jour au lendemain ou si le partenaire s’en va, alors la confiance en soi part avec. Or, si elle est construite sur des bases solides qui ne dépendent pas de circonstances extérieures, alors elle reste, quoi qu’il arrive.

    Oui, les autres nous permettent de nous améliorer car ils reflètent qui nous sommes vraiment. Ce que nous voyons de bien et de mal chez les autres n’est qu’un miroir. La façon d’être d’une personne pourrait me déplaire et plaire aux autres.

    Bref, un grand sujet et merci de l’avoir ouvert ! Dans tous les cas, nous ne sommes pas faits pour vivre seul et généralement, plus nous collaborons, plus on y trouve son compte également.

    Bien amicalement,
    Dorian

  4. Bonjour Florian!

    Merci beaucoup pour ton enthousiasme!
    Tu peux aussi le partager sur les réseaux sociaux pour tenter de le lancer à plus grande échelle : si nous renvoyons nos abonnés dessus pour qu’ils le partagent et le relancent, on peut avoir un beau début de discussion dessus :)

    Je viens de fouiller sur ton site et j’ai trouvé ton article ;)
    http://www.plateforme-bienetre.fr/le-paradis-et-l-enfer-partager-avec-les-autres/

    Je suis également tout à fait d’accord avec ta perception de la réalité : nous ne voyons chez les autres que ce que nous avons déjà en nous.
    Ainsi, quelqu’un de foncièrement gentil ne verra pas le mal.
    Pour voir le mal, il faut l’avoir en nous.
    … et souvent, on reproche aux autres nos propres défauts…
    Certains veulent nous obliger à être altruistes, à donner ce que nous avons, mais je pense que pour que cela marche, il faut que ce soit fait avec le coeur, sinon, cela n’aura pas grand intérêt: mon coeur va lutter contre… et faire planter le projet.
    Quand tu crées avec ton coeur en aidant les autres, le jour où tu tombes, tu trouveras une main pour te secourir, comme c’est arrivé à Andrea Jessica Pereira (http://mondepositif.com).
    Si, par contre, tu travailles uniquement pour toi… et éventuellement en écrasant les orteils des gens sur ton chemin, le jour où tu tomberas, au mieux, on te laissera par terre, au pire, on te marchera dessus et peu de gens prendront ta défense.
    J’aime bien cette vidéo que je trouve redynamisante et que j’ai voulu partager avec vous en développant un peu le thème de base.

  5. Yes! Nous avons tous des cadeaux uniques à offrir au tour de nous. Une mission et une vie passionnante à vivre. Comme labre dans la forêt, à nous de percevez pour crée et vivre une vie qui mérite d’être vécue pleinement! :-) maintenant… Les cadeaux, l’amour qui nous porte et que nous créons, les tallent qu’on développe, cette vie passionnante que nous créons pour nous… Nous la créons aussi pour les autres!!!

    La vie, l’amour, les cadeaux, nos dons et nos sourires ne sont pas fait pour être vécu seul! Nous sommes là pour co-crée et jouir de cette magnifique vie dans le partage et la contribution :-) le Paradis, on choisis de le vivre… Et ce n’est pas quand on quitte notre forme physique! C’est maintenant, aujourd’hui!

    Merci pour ce beau partage! Gratitude pour ce que tu fait Jean-Louis :-) big hug!

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