La solitude vivifie, l’isolement tue
La solitude est un art : choisissez votre solitude comme vos amis

La solitude vivifie, l’isolement tue

Est-ce que vous êtes d’accord avec moi quand je dis que la solitude vivifie et que l’isolement tue ?

Si vous ne voyez pas trop la différence, il y a peu sur Vimeo, j’ai vu un joli film d’animation sur la solitude que je souhaitais partager avec vous.

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    • Est-ce que vous vous sentez seul, avec un sentiment de vide intérieur, de vide chronique ?
    • Comment réagissez-vous pour combattre votre isolement?
    • Êtes-vous satisfait de votre vie ?

Peut-être avez-vous même conscience que la solitude est un état partagé par énormément de gens

… mais vous n’avez pas même envisagé qu’il puisse exister une solution pour ne plus la vivre comme une maladie ?

 

L3.0 (vidéo – animation)


Dans le cas de L3.0, elle n’était pas choisie et il a agi pour se trouver des amis

…mais comme souvent dans ce cas là, sa solution n’était pas la meilleure.

Bon, je vous laisse regarder ce court métrage sympa comme tout et je vous propose de vous retrouver après ce court film.



Est-ce que vous aussi, vous vous vous identifiez à L3.0, seuls, sans amis, à trouver que la solitude vous pèse trop et à faire ce que vous pouvez pour vous faire des amis ?


Une fois ces personnes trouvées, vous les collez, vous ne les lâchez plus, vous leur montrez que vous êtes heureux de les avoir rencontrées

… et, sans l’avoir remarqué, comme L3.0, vous les étouffez ?

… alors ils luttent, ils cherchent à s’échapper

… et vous les perdez malgré tous vos efforts ?

Au début, on cherche à lutter mais on en souffre énormément, de plus en plus

… et chaque jour devient plus lourd que le précédent

… et puis il arrive un moment où on n’a plus envie de lutter, où on a envie de se laisser aller, de s’abandonner et de laisser tomber.


Si vous vous identifiez à ce que je viens d’écrire et que vous avez lu cet article sur le regard des autres, alors vous savez que vous n’êtes pas seul, que je me suis également retrouvé mis à l’index quand j’étais plus jeune

… et que j’en ai énormément souffert.


L3.0 était seul et il cherchait à tromper sa solitude en jouant avec des êtres sans vie :

il se créait des jeux, des occupations, pour combler ce manque en lui.


Je peux très bien m’imaginer cette sensation de solitude qui l’écrasait au point qu’il envoyait des lettres à l’aveugle à travers Paris

… mais dès qu’il trouvait un être vivant, il avait un besoin tellement maladif de compagnie

… qu’il enfermait son nouvel ami et l’étouffait de son amour, de son attention…

Il ne pensait qu’à lui, égoïstement

… et oubliait totalement les désirs de l’autre.


Comme LEO, j’ai cherché des amis

… et je les ai collés jusqu’à ce qu’ils me fuient (non, non, la comparaison s’arrête là, contrairement à notre mignon petit robot, je n’ai tué personne :-) ).


A courir après les gens, à leur voler leur temps et leur attention, on les fait fuir.


Est-ce qu’il y a quelque chose de plus terrible que la solitude, quand elle n’est pas choisie ?

 

solitude © João Lavinha
Le poids de la solitude… © João Lavinha

La solitude vivifie, l’isolement tue


Pour combattre cette solitude, il a fallu que j’apprenne à avoir confiance en moi (nous reviendrons bientôt sur ce sujet qui mérite un article à lui tout seul).


Le premier conseil qu’on nous donne généralement, c’est d’oser aller vers les autres, mais ce n’est que le deuxième pas :

le premier, c’est de travailler sur soi, d’apprendre à se connaître… et à se faire confiance.


A quoi m’a servi cette confiance en moi?


Eh bien tout simplement à lâcher prise.


J’ai laissé les gens venir à moi, je les ai écoutés et ai fait tout ce que j’ai pu pour ne pas les étouffer.


Je ne vous dis pas que ça a été facile et qu’à partir du moment où j’ai pris la décision de les laisser partir s’ils le voulaient, je n’étais pas super stressé à l’idée de ne jamais les voir revenir

… et certains sont revenus?


Comme certains sont revenus, j’ai tout doucement pris de plus en plus confiance en moi

… et alors que j’avais de plus en plus confiance en moi, ils revenaient de plus en plus souvent, de plus en plus facilement.

Je trouvais, quand j’étais jeune, que la solitude, ça pesait plus lourd que tout et j’ai fini, peut-être comme vous, par me dire qu’il valait mieux être seul que mal accompagné ?



Je ne sais plus qui disait qu’il parlait tout seul parce qu’il aimait entendre parler des gens intelligents :

quand on est seul et que ce n’est pas choisi, alors on se cherche des excuses pour expliquer que c’est notre choix.

Nous n’aimons pas être rejeté par les autres, nous n’acceptons pas cet échec de l’exclusion sociale et nous cherchons alors à nous convaincre que notre situation est un choix

… et non pas une obligation.

 

Bienfaits de la solitude, méfaits de l’isolement.


Bien sûr, la solitude, ça apporte tout son lot de bienfaits : seul, on est plus calme, détendu

… et c’est quand on se sent bien, sans pensées parasites, que nos meilleures idées vont germer.


Certains vont même jusqu’à faire des retraites (monastères, déserts, …) pour vivre des moments de plénitude qu’on ne peut vivre que quand nous sommes seuls.


Encore faut-il que cette solitude soit choisie.


Joseph Roux ne disait-il pas :

 

« La solitude vivifie ; l’isolement tue? »


J’ai interviewé il y a peu un ancien phobique social (je vous proposerai d’ailleurs son interview sur ce blog courant novembre) : Frédéric Garcia me disait qu’il aidait actuellement quelqu’un qui avait plein d’amis

… et qui se sentait pourtant désespérément seul.


Cette sensation d’isolement est vraiment terrible, car peu importe le nombre de personnes autour de vous, si vous n’avez pas su définir ce que vous attendiez d’eux

… et ce que vous avez à leur proposer, alors vous resterez seul, comme si vous aviez désespérément soif, qu’un verre d’eau était à votre portée

… mais que vous n’arriviez pas à le saisir, quels que soient vos efforts.


Elle peut arriver de bien des manières, l’une d’entre elles, bien connue, c’est la séparation d’avec un être cher, soit parce qu’il est mort, soit tout simplement suite à une séparation non désirée par les deux parties.


Après avoir vécu à deux pendant des années, soudain, on se retrouve seul et on a un peu honte

… parce qu’on est devenu dépendant de l’autre

… et qu’on ne sait plus comment combler ce vide qui s’est créé soudainement.


D’un coup, pour la société, on a changé de statut, c’est comme sur Facebook : de “en couple” on passe à “célibataire.”


Notre regard sur nous change, donc le regard des autres change aussi.

 

 

La solitude est un art


Vilhelm Ekelund disait :

 


“La solitude est un art”


J’aurais tendance à être d’accord avec lui, si tant est qu’elle est choisie

… et choisir sa solitude, ça veut dire qu’on ne la subit pas : je ne suis pas seul parce que je suis au ban de la société, mais parce que j’ai décidé, un peu comme l’a si bien dit Franz Kafka, de m’établir “dans cette zone-frontière, entre la solitude et la communauté. »


Je vais vous proposer un autre parallèle qui parlera sans doute aux adeptes de la religion/philosophie bouddhiste (je ne suis pas là pour discuter des termes) :


Si Siddharta Gautama, prince du Népal, a choisi de vivre en ermite et de méditer pendant des années sur la souffrance, c’était parce qu’il avait vécu l’opulence dans son palais.

Sans cette expérience, son chemin pour devenir l’éveillé aurait été tout autre.

 

La solitude vivifie l'isolement tue l'exemple du boudha shakyamuni © neonow
boudha shakyamuni « La solitude vivifie l’isolement tue » crédits photos © neonow

Celui qui choisit de vivre dans la mendicité, la solitude,

… sans avoir vécu l’opulence ou la vie avec des amis risque, un jour, de se demander ce que serait sa vie dans l’abondance

… et soit il vivrait dans le manque de ce qu’il n’a pas, soit il chercherait par tous les moyens à obtenir ce qui lui manque.


Seul celui qui a vécu un extrême peut se réjouir de vivre dans l’autre extrême : celui qui n’a pas choisi sa route se plaindra toujours de ce qu’il n’a pas.

Ne dit-on pas que l’herbe est toujours plus verte chez le voisin ?

 

 

Vivre seul par choix ou par contrainte?


On peut aimer être seul, mais il faut que ce soit un choix et non pas une obligation.


Si c’est une obligation, alors il y aura toujours un moment où on se demandera :

“… et si… ?”


Pour moi, le premier pas pour combattre la solitude, c’est d’apprendre à se connaître et à trouver la confiance en soi, et ce, avant d’aborder les autres.


​Est-ce que vous avez apprécié cet article?

Si​ oui  ​et que vous voulez aussi en apprendre plus sur ce projet,

Et pour vous, quel est le premier pas à faire pour combattre la solitude ?


Qu’est-ce que vous préférez : la solitude ou la compagnie ?

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